Avis d’expert: Astuces pratiques pour une prise de parole en public réussie

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Se convaincre qu’il faut convaincre
On lit souvent qu’il y a trois raisons de prendre la parole en public : informer, faire agir et convaincre. Pour moi, même lorsqu’on prend la parole pour informer ou faire agir, il faut chercher à convaincre.

Imaginons que je suis directeur commercial et que je souhaite informer mes équipes de la mise en place d’un nouveau logiciel de suivi client : je cherche à les convaincre que cette information est importante pour leur travail quotidien.
Supposons que je suis président d’un club de tennis et que je souhaite que chacun agisse en prenant à sa charge l’organisation d’un événement dans l’année : je veux les convaincre qu’agir sera bon pour le club et donc pour eux.
Même quand je veux informer ou faire agir, je dois chercher à convaincre pour être certain d’y mettre l’implication nécessaire à une bonne prise de parole en public.

Trouver son message principal
Convaincre, c’est faire passer son public d’un point A à un point B.
Le point A c’est ce qu’ils savent ou pensent de votre sujet avant que vous ne preniez la parole.
Le point B, c’est ce que vous voulez qu’ils en sachent ou en pensent après votre prise de parole.
Dans le cas du directeur commercial, cela donne :
Point A : notre logiciel actuel est performant malgré son ancienneté et ses bugs.
Point B : avec le nouveau logiciel, tout le monde va gagner du temps et de la sérénité.
Le point B, c’est votre message principal. Tout ce que vous dites dans votre intervention doit aller dans le sens de ce message afin de le servir.

Structurer en trois sous-messages
Donnez à voix haute une liste de douze mots à quelqu’un en lui demandant d’essayer de les retenir sans les noter. Demandez-lui dix minutes plus tard de retrouver de mémoire un maximum de mots : il ne sera pas capable d’en citer plus de trois ou quatre. C’est pourquoi il est important de structurer son message principal en trois sous-messages : trois c’est un nombre magique ! C’est le nombre de messages qu’un cerveau humain peut retenir.
Jetez toutes vos idées sur un papier, des post-its ou un traitement de texte. Rassemblez-les en trois groupes logiques et mettez ces groupes dans l’ordre pour qu’ils démontrent votre message principal : vous avez votre structure.

Trouver une accroche
Il n’y a rien de plus ennuyeux qu’un orateur qui commence par : « Bonjour, je suis untel et je viens vous parler de… ».  Cassez cette monotonie en accrochant votre auditoire dès le début !
Voici cinq techniques très efficaces :

  •  Le sondage – Vous posez une question à la cantonade en faisant lever la main : « Parmi vous quels sont ceux… »
  • La devinette – Vous posez une question à la cantonade qui demande une réponse : « D’après vous… »
  • L’anecdote – Une histoire éveille toujours l’attention de tous les spectateurs. Racontez-la en y ajoutant des détails, des dialogues, des pensées intérieures…
  • La promesse – « Aujourd’hui, je vais vous montrer que… ». Voilà qui donnera envie à tout le monde de connaître la suite. Il faut être capable de tenir sa promesse…
  • La statistique – Il s’agit un nombre frappant qui éveille l’intérêt du public.

Mettre des mots clés sur vos notes
Parler avec des notes, c’est s’assurer de respecter sa structure, de ne rien oublier et de livrer au public ses trois sous-messages. Mais il vous est sûrement arrivé de voir un orateur perdu dans ses fiches, se mélangeant les pinceaux, s’excusant…
Pour que cela ne soit pas votre cas, mettez des mots clés et non des phrases entières. Résistez à l’envie d’en mettre trop pour vous rassurer : cela créerait de la confusion. Et enfin, faites en sorte qu’elles soient très lisibles : écrivez suffisamment gros, mettez de la couleur, jouez sur les retraits…

Et puis répétez. Encore. Et encore.

Mamadou Gueye
Directeur Associé.

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